« J'ai couru tout l'hiver. J'ai pris deux kilos. »
Vous êtes sur le tapis depuis vingt-huit minutes.
L'écran affiche 312. Trois cent douze calories brûlées. Vous ralentissez, vous soufflez, et quelque part dans votre tête une petite ligne comptable s'écrit toute seule : j'ai de la marge ce soir.
En sortant, il y a la boulangerie. Ou pire, il y a le fast-food juste en face de la salle. Regardez la prochaine fois, vous ne pourrez plus ne pas le voir : il y en a un devant presque toutes les salles de sport de France. Personne ne trouve ça bizarre.
Un pain aux raisins, c'est environ trois cent quatre-vingts calories. Trois minutes.
Vous venez de courir une demi-heure pour rien, et ce n'est pas la partie la plus injuste de l'histoire.
Le corps n'est pas une caisse enregistreuse
On vous a vendu une soustraction. Ce que vous mangez d'un côté, ce que vous brûlez de l'autre, et la différence part en gras ou revient.
Sauf que votre corps ne tient pas ce cahier-là.
Des chercheurs sont allés mesurer la dépense d'énergie réelle des Hadza, en Tanzanie. Ce sont des chasseurs-cueilleurs. Ils marchent des kilomètres tous les jours, ils creusent, ils grimpent, ils portent. Rien à voir avec une journée de bureau.
Leur dépense quotidienne totale ? À peu près la même que la vôtre.
Pas un peu plus. La même. Le corps humain travaille avec un budget, et quand vous prenez beaucoup dans une colonne, il coupe discrètement ailleurs. Il baisse l'inflammation de fond, il ralentit certaines réparations, il vous rend plus économe dans tous vos gestes de la journée. Vous montez moins les escaliers sans le décider. Vous bougez moins sur votre chaise.
Ce qui veut dire que si vous brûlez cent calories en courant, votre dépense totale de la journée n'augmente pas de cent. Elle augmente de quatre-vingt-dix. Ou de cinquante. Ou de dix.
Votre application, elle, a bien noté cent.
Ce que ça donne dans une vraie vie
Vous vous levez plus tôt. Vous payez un abonnement. Vous y allez trois fois par semaine pendant six mois, en vous forçant, parce que vous n'aimez pas particulièrement ça.
La balance ne bouge presque pas.
Et là, la seule explication qu'on vous a laissée, c'est vous. Vous n'en faites pas assez, ou vous compensez sans vous en rendre compte, ou vous manquez de sérieux.
Alors vous arrêtez. Et en arrêtant, vous ajoutez une ligne à la liste des choses que vous n'avez pas su tenir.
Vous n'avez rien raté du tout. Vous avez utilisé un outil pour une tâche qu'il ne fait pas.
Le sport n'est pas inutile, il n'est pas fait pour ça
C'est important, parce que la conclusion facile serait mauvaise.
Bouger est excellent. Pour le cœur, pour la tension, pour le sommeil, pour le moral, pour ce qui vous reste de muscle après des années de régimes. Continuez, ou reprenez, si ça vous fait du bien.
Mais le sport n'est pas un moyen de faire baisser le chiffre sur la balance, et le vendre comme tel est une escroquerie douce. Elle fonctionne parce qu'elle a l'air juste. L'effort mérite récompense, c'est une morale, ce n'est pas une physiologie.
Et cette morale a un coût que personne ne compte : elle transforme le mouvement en punition. Vous ne courez plus pour aller mieux, vous courez pour rembourser. On ne tient jamais longtemps une dette.
Ce qui décide vraiment
Ce qui décide, c'est ce qui se passe avant. Ce que vous mangez, ce que ça déclenche, et à quel moment de la journée la faim vous rattrape.
Un repas qui vous tient jusqu'au soir vous évite le placard de dix-sept heures. Une demi-heure de course, non. Elle vous a même donné faim, et elle vous a donné en plus la sensation de l'avoir mérité, ce qui est la meilleure façon de manger le double.
Ils l'ont vécu
Cette cliente a décrit dans un avis Google public ce que ça change d'arrêter de se battre contre son corps :
« J'étais assez stressé à l'idée d'aller consulter et me livrer sur ma vie perso. Grégory à su me mettre à l'aise et j'ai pu vraiment profiter a fond de ma séance en toute confiance. Un grand merci à lui. Depuis je me sens beaucoup plus légère dans le corps mais surtout dans la tête. Ce qui fait un bien fou. Je recommande (Translated by Google) I was quite stressed about going to therapy and opening up about my personal life. Gregory knew how to put me at ease, and I was able to fully enjoy my session with complete confidence. A huge thank you to him. Since then, I feel much lighter, both physically and especially mentally. It feels amazing. I highly recommend him. »
Lucie Tirand
Avis Google
Voir les 62 autres avis sur la perte de poids · Et pour voir ce que ça peut donner concrètement, mon témoignage personnel : j'ai perdu 40 kg en trois ans.
Ce qu'on fait à la place
C'est pour ça que la méthode Tête & Assiette ne commence pas par une salle de sport.
L'assiette, pour que votre corps arrête de réclamer. La tête, pour que vous n'ayez plus à lutter contre lui.
Vous voulez savoir où en est votre corps aujourd'hui ? Le test du thermostat vous le dit en trois minutes, et il ne vous demandera pas combien de fois vous allez à la salle.
Et si le problème n'était pas votre volonté ?
30 minutes offertes pour regarder ensemble ce qui se passe vraiment dans vos journées. Si ce n'est pas pour vous, vous repartez avec au moins une piste concrète.
Questions fréquentes
Faut-il arrêter le sport pour perdre du poids ?
Non, surtout pas. Bouger fait du bien au cœur, au sommeil, au moral et aux muscles. Ce qu'il faut arrêter, c'est de compter dessus pour faire baisser la balance, et de courir pour rembourser ce que vous avez mangé. Gardez le mouvement, retirez-lui la dette.
Pourquoi ai-je plus faim les jours où je fais du sport ?
Parce que votre corps a dépensé et qu'il réclame ce qu'il a donné, c'est sa façon de tenir son budget. À cette faim physique s'ajoute une permission mentale, « je l'ai mérité », et les deux ensemble font manger plus que la séance n'a coûté. Ce n'est pas un manque de discipline, c'est un mécanisme.
Ma montre dit que j'ai brûlé 400 calories. Elle se trompe ?
Elle mesure à peu près ce que la séance a coûté sur le moment. Ce qu'elle ne voit pas, c'est ce que votre corps économise ensuite dans le reste de la journée pour rester dans son budget. Le chiffre de la séance est vrai, le chiffre de la journée ne l'est pas, et c'est le second qui compte.
Alors par quoi commencer, si ce n'est pas par le sport ?
Par l'assiette, et plus précisément par ce que chaque repas déclenche. Un repas qui vous tient jusqu'au soir change plus de choses qu'une heure de tapis. Quand la faim de fin de journée disparaît, la balance suit, sans que vous ayez eu à lutter.
L'hypnose, ça sert à quoi là-dedans ?
À sortir de la logique de la dette. Savoir que le sport ne fait pas maigrir ne suffit pas à arrêter de se juger devant la balance, parce que ce jugement-là n'est pas décidé consciemment. L'hypnose travaille l'automatisme, pendant que l'assiette fait baisser la demande du corps. Les deux ensemble, c'est toute la méthode.