Poids 6 Juin 2026 7 min de lecture

J'ai perdu 10 kilos. Puis plus rien.

Grégory Kimpe

Grégory Kimpe

Praticien en Hypnose & Coaching en Neurosciences

Plateau de perte de poids : pourquoi la diététique seule finit par plafonner
« J'ai perdu 10 kilos avec un diététicien. Et depuis trois ans, l'aiguille ne bouge plus. Pourtant je fais attention. »

C'est une phrase que j'entends presque toutes les semaines. La personne en face a fait le plus dur. Elle a changé ses repas, pesé ses portions, ajouté des protéines, parfois repris le sport. Et ça a marché — un temps. Puis le poids s'est arrêté de descendre, comme buté contre un mur invisible.

Et à chaque fois, la personne pense que c'est sa faute. Qu'elle ne se donne pas assez. C'est presque jamais ça. Le plateau ne dit rien de votre volonté. Il dit qu'on a traité une moitié du problème et oublié l'autre.

Ce qu'on vous a dit

On vous a dit « mange moins, bouge plus ». On vous a donné un cadre, des aliments à privilégier, d'autres à éviter. Et c'est utile — savoir quoi mettre dans l'assiette, ça compte. Mais ça ne répond jamais à une seule question : pourquoi est-ce qu'on mange quand on n'a pas faim ?

Parce que la vérité que personne ne dit, c'est que la plupart des gens qui consultent savent déjà quoi faire. Je l'entends tout le temps :

« Ce qu'il faut manger, ce qu'il ne faut pas, tout ça je le sais. Mais je suis incapable de le faire. »

Le savoir n'a jamais été le problème. Entre savoir et faire, il y a une couche entière — les émotions, le stress, l'habitude, le réconfort — que les régimes ne touchent pas. Et tant qu'elle est intacte, elle reprend toujours la main. Au premier coup dur, au premier « passage pourri », à la première contrariété.

La volonté, c'est la clé qui démarre la voiture

Voici l'image que j'utilise en séance : la volonté, c'est juste la clé qui démarre la voiture. Ce n'est pas le moteur. Et plus vous forcez sur une clé, plus vous finissez par la casser.

La volonté n'est pas faite pour durer. Elle est parfaite pour commencer un changement — un lundi, un 1er janvier, le lendemain d'une photo qui pique. Le problème, c'est qu'on lui demande de tenir des mois.

Ce qui vous demande de la volonté aujourd'hui, vous ne le ferez plus dans un an.

Ce qui ne vous en demande pas, vous le ferez toute votre vie.

Si vous devez vous forcer tous les jours, ça lâchera à la première mauvaise journée.

Pourquoi le palier ne bouge plus

Quand quelqu'un vient me voir pour perdre du poids, je regarde rarement l'assiette en premier. L'alimentation n'est que la surface visible de ce qui se passe dedans. En dessous, il y a des couches qui s'imbriquent les unes dans les autres comme des poupées russes :

  • Ce que vous mangez — la couche du dessus, celle que la diététique traite bien.
  • Les pulsions — le grignotage, le « je me remplis sans avoir faim », le soir devant la télé.
  • Le stress et la charge mentale — la journée qu'on encaisse, les autres avant soi, le réservoir de patience à sec.
  • L'énergie et le sommeil — quand on dort mal, le corps réclame du sucre pour tenir.
  • L'image de soi — le miroir qu'on évite, le « combat de ma vie ».

Un régime s'attaque à la première couche. Au début, ça suffit : on perd les kilos « faciles ». Puis vous arrivez à la couche émotionnelle. Et là — pile à cet endroit-là — la balance se bloque. Le diététicien n'a plus de levier, et le palier s'installe. Le plateau, c'est le moment exact où le problème cesse d'être dans l'assiette pour passer dans la tête.

C'est aussi pour ça que la reprise se fait souvent par paliers entiers, pas par petits écarts :

« Je ne reprends pas 3 kilos. Je reprends par 10. »

Une contrariété, un deuil, un stress au travail — et la couche émotionnelle, jamais désamorcée, reprend tout le pouvoir d'un coup.

Le vrai problème des approches classiques

Toutes les méthodes essayées avant de venir — régimes successifs, diététiciens, nutritionnistes, applis de comptage, salle de sport payée et désertée — ont un point commun : elles vous font faire la guerre à vous-même. Se priver, se surveiller, se juger, recommencer. On vous a appris que maigrir, c'est se battre contre soi.

Sauf qu'on ne gagne jamais une guerre contre son propre cerveau. Le jour où l'on craque, on ajoute la culpabilité par-dessus — et la culpabilité, elle, se mange. Le cercle est bouclé.

« Je sais ce qu'il faut faire, je n'y arrive pas »

« Dès que je suis confrontée à une difficulté, je craque. C'est comme si mes kilos étaient une carapace. »

Quand quelqu'un me dit ça, je ne lui parle pas de calories. Parce que connaître la théorie ne change rien — c'est comme connaître l'histoire d'un film sans l'avoir vu. Vous avez beau connaître l'histoire, ça ne vous marque pas. Quand vous voyez le film, là, quelque chose bouge en vous.

Le savoir reste dans la tête ; l'émotion, elle, change le comportement. C'est exactement là que travaille l'hypnose : pas sur ce que vous savez, sur ce que vous ressentez.

Ce qui change avec l'hypnose

L'idée n'est pas de remplacer un régime par un autre. C'est de traiter la couche que personne n'a touchée. Concrètement, avec mes clients, on travaille dans cet ordre :

  1. On va chercher l'émotion sous la compulsion. Le grignotage du soir n'est pas une faim, c'est un besoin de souffler mal redirigé. On identifie ce besoin réel et on lui donne un autre canal — le cerveau accepte le marché.
  2. On retire l'effort. On ancre les nouveaux réflexes pour qu'ils ne demandent plus de volonté. Ce qui devient automatique, vous le gardez à vie.
  3. On désamorce le stress et la charge mentale — la couche qui fait reprendre par 10 kilos à chaque coup dur.
  4. On réinstalle du plaisir ailleurs que dans l'assiette. Quand la vie redevient agréable, l'assiette n'a plus besoin de combler le vide.
  5. On répare le rapport au corps, pour ne plus se voir comme un champ de bataille.

Côté assiette, on remet aussi les choses droites — sans dogme, sans comptage absurde (une calorie, c'est une unité de chauffage : on ne compte pas les calories d'une cheminée). Mais l'assiette n'est qu'une couche parmi d'autres. C'est en traitant les couches du dessous que le palier se débloque. C'est tout l'objet de l'hypnose pour maigrir.

Ils l'ont vécu

Ce schéma exact, cette cliente l'a décrit dans un avis Google public :

« Encouragée par les avis très positifs, j'ai franchi le pas de consulter Grégory pour ma fille et moi. L'approche est pertinente et bienveillante. Le temps pris par Grégory est indispensable et une fois la séance terminée, on repart plus légère. Dans un second temps, certaines paroles reviennent à l'esprit et la modification comportementale opère !!!! Merci et bravo 💪 »

N

nad Benk

Avis Google

Voir les 61 autres avis sur la perte de poids · Et si le yo-yo par paliers vous parle, lisez pourquoi vous reprenez 10 kg à chaque contrariété.

Si vous êtes dans ce schéma

Si vous avez perdu du poids puis bloqué, si vous « savez tout » mais craquez dès qu'un jour est difficile, si vous reprenez par paliers entiers à chaque contrariété : vous n'avez pas un problème de volonté. Vous avez traité l'assiette, et laissé intacte la couche émotionnelle qui commande tout le reste.

C'est une bonne nouvelle — parce que ce palier, il se débloque. Mais pas dans l'assiette : c'est plus profond. Et cette couche-là, on peut la travailler. Calmement. Une couche après l'autre.

Et si le palier n'était pas dans votre assiette ?

30 minutes offertes pour regarder ensemble ce qu'il y a sous votre poids. Si ce n'est pas pour vous, vous repartez avec au moins une piste concrète.

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Questions fréquentes

J'ai déjà fait de l'hypnose pour maigrir, ça n'a rien donné. Pourquoi ce serait différent ?

Une séance unique « pour maigrir » traite rarement les couches du dessous. L'enjeu n'est pas une séance magique, c'est un travail séquencé : pulsions, stress, énergie, image. Si l'émotionnel n'est pas traité dans l'ordre, le résultat ne tient pas.

Est-ce que je dois quand même faire attention à ce que je mange ?

Oui, mais sans guerre ni comptage. On clarifie le rôle des protéines, des graisses et des sucres — et surtout on enlève la frustration, parce que c'est elle qui fait craquer.

Le sport, c'est vraiment inutile pour le plateau ?

Le sport est excellent pour la tête, beaucoup moins pour la balance. Si vous l'aimez, gardez-le pour le moral. S'il devient une punition pour « brûler » ce que vous avez mangé, il entretient le cycle effort-craquage.

Combien de temps avant de débloquer le palier ?

Ça dépend des couches à traiter. Mais l'objectif est clair : qu'on ne se revoie plus. Ce n'est pas un accompagnement à vie, c'est lever ce qui bloque pour que ça tienne tout seul.

Et si je reprends encore après ?

C'est justement ce qu'on désamorce : la reprise par paliers à chaque contrariété vient de l'émotion non traitée. Une fois cette couche levée, un coup dur ne se solde plus systématiquement par 10 kilos.

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