Poids 14 Juillet 2026 7 min de lecture

Vous reprenez plus que ce que vous perdez ? Vous menez une guerre que personne n'a jamais gagnée.

Grégory Kimpe

Grégory Kimpe

Praticien en Hypnose & Coaching en Neurosciences

Une femme épuisée par les régimes, assise le soir dans sa cuisine devant une assiette de privation
« J'ai perdu 30 kilos. J'en ai repris 40. »

Vous connaissez le scénario par cœur. Un matin — souvent un lundi — vous décidez que ça suffit. Vous videz les placards, vous ressortez la balance, vous recommencez à faire attention. Vous appelez ça « vous reprendre en main ».

Votre corps, lui, appelle ça autrement. Pour lui, ce matin-là, c'est une déclaration de guerre.

Une cliente me l'a résumé en deux phrases : « J'ai perdu 30 kilos. J'en ai repris 40. » Puis elle a ajouté, presque en s'excusant : « Ce n'est pas la volonté qui me manque, pourtant. J'ai fait énormément de choses. » Elle a raison sur toute la ligne. Ce n'est pas la volonté qui lui manque. C'est qu'elle mène, depuis des années, une guerre que personne n'a jamais gagnée : une guerre contre son propre corps.

Ce qu'on vous a dit (et qui vous enfonce)

Quand on reprend tout ce qu'on a perdu, on a forcément déjà entendu :

  • « Il faut juste tenir sur la durée. »
  • « Tu as repris ? Tu as relâché, c'est tout. »
  • « Essaie un régime plus strict, celui-là marche vraiment. »
  • « C'est une question de volonté. »

Ces phrases ont un point commun : elles supposent que la stratégie est bonne et que c'est vous qui flanchez. Personne ne se pose la question inverse — et si vous teniez remarquablement bien, dans une guerre structurellement perdue d'avance ?

Ce que votre corps comprend quand vous commencez un régime

Votre corps ne sait pas que c'est « pour rentrer dans la robe » ou « avant l'été ». Il ne lit pas vos intentions. Quand vous mangez nettement moins du jour au lendemain, il ne comprend qu'une seule chose, la même depuis la nuit des temps : la nourriture se fait rare.

Et face à ça, il fait ce qu'il a toujours su faire pour vous garder en vie. Il passe en économie de guerre : il brûle le moins d'énergie possible, il augmente la faim pour refaire des réserves, et il vous crée des fringales de sucre en urgence — parce que c'est ce qui se stocke le plus vite. Ce n'est pas un bug. C'est son travail. Il vous défend contre ce qu'il croit être une famine.

Le problème, c'est que ce qu'il combat… c'est vous.

Une armée qui n'y pense même pas

Regardez comment les deux camps se battent, et vous comprendrez pourquoi l'issue est écrite d'avance.

Vous, vous vous battez avec la volonté. Chaque jour, il faut y penser, décider, résister — devant la boulangerie, au goûter des enfants, le soir devant le placard. Quinze combats par jour, et il faut les gagner tous.

Votre corps, lui, se bat avec la biologie. Automatique, silencieuse, jour et nuit. Ça ne lui demande aucun effort — il n'y pense même pas. Et il a un avantage de plus, imparable : il vous connaît par cœur. Il sait exactement à quelle heure vous fatiguez, quelle contrariété vous fera craquer. Normal — c'est vous.

La volonté est une réserve : elle s'épuise avec la fatigue, le stress, les soucis. La biologie, elle, ne s'épuise jamais. Alors tenir trois semaines face à ça, ce n'est pas de la faiblesse. C'est héroïque. Mais un soir, la réserve est vide — et tout le monde appelle ça « craquer ».

Là où ça devient vraiment injuste

Voilà le point que personne ne vous a dit, et qui explique le « j'en ai repris 40 ».

Quand vous craquez, votre corps ne revient pas à la case départ. Il a appris quelque chose : ici, il y a des famines. Alors il fait ce que ferait n'importe quel pays au sortir d'une guerre — il reconstitue ses stocks, et un peu plus que la dernière fois, pour être prêt si ça recommence. Vous ne reprenez pas « vos » kilos : vous en reprenez davantage, parce que votre corps se prépare à la guerre suivante.

Ce n'est pas une image. Quand des chercheurs ont passé en revue le devenir des personnes au régime, ils ont constaté qu'une bonne partie finissent plus lourdes qu'avant de commencer. Et d'autres ont suivi des candidats d'une émission de perte de poids extrême : six ans après, leur corps brûlait encore plusieurs centaines de calories de moins par jour — il n'avait jamais désarmé.

Concrètement, cette guerre, vous la vivez peut-être comme ça :

  • Vous perdez, puis vous reprenez « avec les intérêts ». Normal : après chaque famine, le corps restocke davantage, par précaution.
  • Chaque nouveau régime est plus dur que le précédent. Votre adversaire a de l'expérience — il désarme de moins en moins vite.
  • Vous tenez toute la journée et tout saute le soir. C'est l'heure où la réserve de volonté est vide, et votre corps le sait.
  • Plus vous êtes stricte, plus le craquage est violent. La riposte est toujours proportionnelle à l'attaque.

Le vrai problème des approches classiques — régimes, comptage, privation, « on serre les dents » — c'est qu'elles sont toutes des armes. Des offensives contre votre propre biologie. Et une arme plus moderne reste une arme : plus l'attaque est dure, plus la défense est violente, et plus le restockage d'après est massif.

« Ce n'est pas la volonté qui me manque »

Reprenez votre histoire avec cette grille, et regardez-la changer de sens.

Toutes ces fois où vous avez « échoué » ? Vous avez tenu des jours, des semaines entières, contre un système de survie qui ne dort jamais. Vous n'avez pas perdu par faiblesse : vous avez gagné un nombre incroyable de batailles avant que la biologie reprenne la main — comme tout le monde, dans toutes les études, depuis toujours.

Et du coup, la conclusion que vous traînez — « c'est moi le problème » — tombe. Le problème n'a jamais été le soldat. C'est la guerre.

Ce qui change avec l'hypnose

Si la guerre est le problème, la solution n'est pas de taper plus fort. La solution, c'est celle à laquelle on ne pense jamais parce qu'on est né dedans, dans cette guerre : signer la paix. Et la paix se signe sur deux fronts, parce que la guerre en a deux.

Le front de l'assiette : tant que votre façon de manger affame votre corps ou le pousse à stocker, il se défendra. La paix, c'est une assiette gourmande qui rassasie vraiment — votre corps n'a plus rien à défendre, plus d'alarme à sonner, et il peut enfin puiser dans ses réserves sans paniquer.

Le front de la tête : tant que le stress, la fatigue et les émotions vous envoient chercher du réconfort dans le sucre, chaque contrariété rallume le conflit. La paix, c'est une tête qui n'a plus besoin de ce refuge-là. C'est exactement le travail de l'hypnose pour maigrir : déprogrammer ces automatismes-là, à la racine.

Et voilà le point décisif : l'un sans l'autre ne tient pas. Une assiette parfaite avec une tête en surchauffe, et le premier gros stress fait tout sauter. Une tête apaisée avec une assiette qui affame, et la biologie reprend le volant. Il faut les deux, en même temps, réconciliées. C'est exactement pour ça que la méthode s'appelle Tête & Assiette : tout devient facile — et durable — le jour où les deux cessent de se battre.

Concrètement, avec mes clients, on avance en 5 étapes :

  1. Comprendre la guerre — ce qui, dans votre quotidien, déclenche la défense de votre corps
  2. Cesser le feu côté assiette — une façon de manger qui rassasie au lieu d'affamer, sans compter ni se priver
  3. Apaiser le front de la tête — le stress et les émotions qui envoyaient chercher le sucre
  4. Déprogrammer les automatismes hérités de toutes les guerres précédentes (croyances, réflexes, culpabilité)
  5. Ancrer la paix — pour que tenir ne demande plus aucun effort, puisqu'il n'y a plus de combat

Je vous en parle en connaissance de cause : cette guerre, je l'ai faite. À 135 kilos, j'ai attaqué par l'assiette — régimes, comptages : perdu, repris, avec les intérêts. J'ai attaqué par la tête — me raisonner, me motiver : pareil. Le jour où j'ai arrêté de me battre contre mon corps et où j'ai mis la tête et l'assiette du même côté, j'ai perdu 30 kilos. Sans sport, sans régime — sans guerre. Et ils ne sont jamais revenus : on ne reprend pas ce qu'on n'a pas arraché de force.

Ils l'ont vécu

Ce moment où le combat s'arrête, cette cliente l'a décrit dans un avis Google public :

« J'ai consulté Grégory avant tout pour retrouver sérénité, confiance et équilibre puis pour des problèmes de poids. J'ai rencontré quelqu'un de gentil, patient, à l'écoute et qui prends son temps. Il partage des expériences, voire les siennes et il est à l'écoute même en dehors des séances par WhatsApp. J'écoute régulièrement les séances audio d'hypnose qu'il m'a envoyé après chaque séance, et quand j'ai été prête j'ai repris des bonnes habitudes alimentaires. La descente se fait plus rapidement que je ne pensais et pourtant je prends mon temps. Mais la sérénité ça aide... quelque soit votre situation, je vous recommande cette rencontre ! »

D

Delphine Morales

Avis Google

Voir les 61 autres avis sur la perte de poids · Et pour voir ce que ça peut donner concrètement, mon témoignage personnel : j'ai perdu 40 kg en trois ans.

Si vous vous reconnaissez

Si vous avez perdu et repris, une fois, trois fois, dix fois — vous n'avez jamais manqué de volonté. Vous avez mené avec un courage remarquable une guerre que personne, nulle part, n'a jamais gagnée : une guerre contre son propre corps.

Vous pouvez poser les armes. Pas abandonner — ça, c'est encore le vocabulaire de la guerre. Faire la paix.

Prête à savoir si votre corps est encore en mode défense ?

30 minutes offertes pour regarder ensemble ce qui entretient la guerre chez vous — et par quel front commencer. Si ce n'est pas pour vous, vous repartez avec au moins une piste concrète.

Réserver mon entretien offert

Questions fréquentes

Pourquoi je reprends plus de poids que ce que je perds ?

Parce que votre corps interprète chaque régime comme une famine. Quand la privation s'arrête, il ne revient pas à la case départ : il reconstitue ses réserves, et un peu plus que la dernière fois, par précaution. Ce rebond est mesuré par les études : une bonne partie des personnes au régime finissent plus lourdes qu'avant.

L'effet yoyo est-il une fatalité ?

Non — mais il est la conséquence logique de toute approche fondée sur la privation. Tant qu'on attaque le corps, il se défend et restocke. La sortie n'est pas un régime mieux conçu : c'est d'arrêter de déclencher la défense, avec une façon de manger qui rassasie et une tête apaisée.

Pourquoi ma volonté ne suffit-elle pas ?

Parce que la volonté est une réserve qui s'épuise — avec la fatigue, le stress, les contrariétés — alors que la biologie qui défend vos réserves travaille jour et nuit, en automatique. Ce n'est pas un défaut personnel : c'est un déséquilibre structurel. Ce qui ne demande pas de volonté, en revanche, tient toute la vie.

Faire la paix avec son corps, ça veut dire renoncer à maigrir ?

C'est l'inverse. Tant que le corps se croit attaqué, il protège ses réserves — c'est pour ça que la guerre fait reprendre. Quand il n'a plus rien à défendre, il peut enfin puiser dedans, sans alarme. Le poids part en conséquence de la paix, pas au prix d'un combat.

En quoi l'hypnose aide-t-elle à arrêter cette guerre ?

Parce que la moitié de la guerre se joue dans la tête : le stress, les émotions et les automatismes qui envoient chercher le sucre à chaque contrariété. L'hypnose déprogramme ces réflexes à la racine. Le programme Tête & Assiette traite les deux fronts : la tête et l'assiette, en même temps, sur 5 séances réparties sur 3 à 5 mois.

Recevez mes conseils en hypnose

Des articles, des astuces et des nouvelles du cabinet directement dans votre boite mail.

Pas de spam. Desinscription en un clic.