Poids 1 Septembre 2026 8 min de lecture

Pourquoi le régime qui a marché sur elle ne marche pas sur vous

Grégory Kimpe

Grégory Kimpe

Praticien en Hypnose & Coaching en Neurosciences

Deux femmes assises à une table de cuisine, l'une raconte sa méthode avec enthousiasme, l'autre écoute en retenue
« Mon amie a perdu 35 kilos avec cette méthode. Moi, rien. »

C'est la rentrée, alors ça recommence.

Une collègue annonce qu'elle se lance. Une amie a perdu 35 kilos avec une méthode, et elle vous en parle avec les meilleures intentions du monde. Votre sœur compte ses calories et « franchement, ça se fait tout seul ».

Et vous, vous avez essayé la même chose. Peut-être même deux fois. Vous avez tenu trois semaines, ou trois jours.

Alors vous en avez tiré la seule conclusion qui semblait rester : « ça marche sur tout le monde sauf sur moi. Donc le problème, c'est moi. »

Je reçois cette phrase toutes les semaines. Et c'est une des rares fois où je peux répondre avec quelque chose de mesuré, de publié, de vérifiable : non. Vous et votre amie n'avez pas démarré au même endroit.

Ce qu'on vous a dit

Quand une méthode ne prend pas sur vous, les explications sont toujours les mêmes :

  • « Tu ne l'as pas faite sérieusement jusqu'au bout. »
  • « Il faut juste trouver LA méthode qui te convient. »
  • « Elle, elle était vraiment motivée. »
  • « C'est le métabolisme, tu n'as pas de chance. »

Aucune de ces quatre phrases ne regarde la seule chose qui compte vraiment : ce que votre corps a déjà vécu avant que vous ne commenciez.

Votre corps n'a pas le même passé que le sien

Posons les deux côtés.

D'un côté, il y a votre amie. Avant cette méthode, elle avait fait combien de régimes ? Zéro. Un, peut-être. Son corps n'a jamais manqué de nourriture, jamais été privé, jamais eu peur.

De l'autre côté, il y a vous. Comptez, honnêtement. Le premier à vingt ans. Les points à compter. Les plats livrés. La soupe aux choux. La diététicienne. Le jeûne, avec les horaires sur le téléphone. L'application. Et tous ceux qui ont tenu trois jours — ceux-là comptent aussi, votre corps ne fait pas la différence.

Vous êtes à combien ? Dix ? Quinze ?

Vous mettez la même méthode dans ces deux corps-là, et vous attendez le même résultat. Ce n'est pas possible. Pas parce que l'un des deux est défectueux, mais parce qu'ils n'ont pas vécu la même chose.

Ce que chaque privation a appris à votre corps

Votre corps ne sait pas que vous êtes au régime. Il ne sait pas que c'est volontaire, ni que ça s'arrêtera en juin. Il constate une chose : il rentre moins de nourriture qu'avant.

Pour lui, ça a un nom, et ce n'est pas « rééquilibrage alimentaire ». C'est une famine.

Alors il fait ce qu'il faut faire quand la nourriture manque. Il baisse la dépense — vous avez froid, vous êtes fatiguée, vous avez moins d'élan. Et il défend ses réserves : il rend le déstockage plus difficile et il augmente les signaux de faim.

Vous perdez quand même, parce que vous tenez bon. Puis vous remangez normalement, comme n'importe qui l'aurait fait. Sauf que la dépense, elle, est restée basse. Vous reprenez. Souvent un peu plus.

Et voilà le maillon que personne ne vous a expliqué : il garde la leçon. Le régime suivant, il ne découvre pas la situation, il la reconnaît. Il réagit plus vite, et plus fort.

C'est pour ça que le dernier a été le plus dur de tous. Ce n'est pas votre volonté qui s'est usée avec les années. C'est votre corps qui est devenu bon à ce jeu-là.

Chez les candidats d'une émission américaine qui avaient perdu énormément de poids très vite, des chercheurs ont mesuré la dépense au repos six ans plus tard : elle était encore 704 calories par jour en dessous de son niveau de départ, alors que le poids, lui, était largement revenu. C'est un cas extrême — quatorze personnes, poussées à la limite par une compétition télévisée — et ce n'est pas ce qui vous arrive à vous. Mais ça montre la direction : le corps ne remet pas le compteur à zéro quand vous, vous passez à autre chose.

La preuve la plus troublante vient de vraies jumelles

Il y a une objection évidente à tout ça, et elle est légitime : peut-être que les femmes qui font beaucoup de régimes sont simplement celles qui prennent facilement du poids. Ce serait la génétique, pas les régimes.

Des chercheurs finlandais ont trouvé comment trancher. Ils ont suivi 4 129 jumeaux de 16 à 25 ans, et ils sont allés regarder les paires de vraies jumelles — même patrimoine génétique, même corpulence au départ — où l'une avait fait au moins un régime et l'autre aucun.

À 25 ans, celle qui avait fait un régime pesait plus que sa jumelle.

L'écart est petit, et les auteurs sont prudents : une partie du phénomène vient bien d'une prédisposition à prendre du poids. Mais sur le point qui nous intéresse, le résultat est net dans sa direction — à génétique identique, faire un régime n'est pas neutre. Et dans la même étude, chez les femmes, avoir fait un seul régime multipliait par 2,7 le risque d'être en surpoids à 25 ans ; deux régimes ou plus, par 5,2.

Prenez une seconde pour ce que ça veut dire. Toutes ces années où vous vous êtes reproché de ne pas avoir assez tenu, vous étiez en train de faire, consciencieusement, la seule chose qui rendait la suite plus difficile.

Voilà une chose dont vous pouvez arrêter de vous sentir coupable dès aujourd'hui.

Votre corps, c'est votre grand-mère qui a connu la guerre

Vous connaissez ces placards-là. Six boîtes de petits pois d'avance, la ficelle gardée « au cas où », rien qui se jette.

On sourit, mais on ne lui en veut pas : elle a eu faim pour de vrai. Ce n'est pas de l'avarice, c'est de la mémoire. Et personne n'a jamais réglé ça en la privant un peu plus pour lui montrer qu'elle exagère.

Votre corps fait exactement la même chose, pour exactement la même raison. Il a eu faim quinze fois, alors il garde. Ce n'est pas un sabotage, ce n'est pas une trahison, et ce n'est pas dirigé contre vous : c'est de la protection.

Et un seizième régime ne le rassure pas. Il lui confirme qu'il avait raison de se méfier.

Le vrai problème des approches classiques

Toutes les méthodes qu'on vous a proposées jusqu'ici ont un point commun : elles agissent sur ce que vous mettez dans l'assiette, et elles le font en enlevant. Moins de quantités, moins de catégories d'aliments, moins d'heures pour manger.

Autrement dit, elles parlent à votre corps dans la seule langue qu'il interprète comme un danger. Elles font monter l'alerte au moment précis où il faudrait la faire redescendre.

Et elles ne s'occupent jamais de l'autre moitié : ce qui vous a fait dire oui quinze fois. La comparaison à la rentrée, la remarque de quelqu'un, la photo qui pique, la promesse que cette fois c'est la bonne. Cette partie-là est intacte, et c'est elle qui vous ramènera au régime seize.

« Je sais parfaitement bien manger équilibré. C'est pas la théorie qui me manque. »

Ce qui change avec l'hypnose

Deux choses, et aucune des deux ne consiste à serrer plus fort.

  1. Arrêter de déclencher l'alerte — une assiette gourmande qui rassasie, pour que votre corps n'ait plus aucune raison de tout défendre : vous sortez de table sans faim, et sans avoir besoin de quoi que ce soit deux heures après
  2. Désamorcer la voix qui vous fait recommencer — la comparaison, la culpabilité de la rentrée, la promesse du lundi, tout ce qui vous a fait signer quinze fois
  3. Ancrer le nouveau fonctionnement — pour que manger redevienne un sujet ordinaire, sans méthode à pousser tous les jours

C'est ce que fait la méthode Tête & Assiette. Et c'est quand la Tête et l'Assiette cessent de se battre que votre corps peut enfin arrêter de se défendre : perdre 10 à 30 kilos durablement, sans sport ni régime, même si vous mangez vos émotions.

Ils l'ont vécu

Ce moment où le corps arrête de se battre, une cliente l'a décrit dans un avis Google public :

« Un thérapeute extra et une forme d'hypnose que j'ai trouvé très efficace ! J'ai réussi à perdre mes kilos de grossesse après plusieurs mois en douceur petit à petit et j'ai réussi à guérir une de mes phobies qui était la peur de conduire. Maintenant, je me suis remise à conduire ! Déjà roulé plus de 300 km sans la boule au ventre. Un grand merci Grégory 🙏 »

C

Charlotte Desjacques

Avis Facebook

Voir les 62 autres avis sur la perte de poids · Et si vous vous privez et que vous grossissez quand même, j'ai détaillé le mécanisme dans « Vous vous privez, et vous grossissez quand même ».

La seule chose à retenir

La prochaine fois qu'une méthode marche sur quelqu'un d'autre et pas sur vous, souvenez-vous de ce qui vous sépare vraiment : ce n'est pas la motivation, c'est le nombre de fois où votre corps a déjà eu peur de manquer.

Ce que vous avez accumulé n'est pas irréversible. Mais ça ne se répare pas en refaisant, plus sérieusement cette fois, ce qui l'a construit.

Envie de savoir où en est votre corps aujourd'hui ?

30 minutes offertes pour poser votre situation à plat : tout ce que vous avez déjà tenté, ce que ça a laissé, et ce qui peut changer sans régime de plus. Si ce n'est pas pour vous, vous repartez avec au moins une piste concrète.

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Questions fréquentes

J'ai fait beaucoup de régimes. C'est trop tard pour moi ?

Non. Un corps qui s'est mis à défendre ses réserves peut arrêter de le faire — il n'attend qu'une chose, la preuve répétée que la nourriture ne va plus manquer. Ce qui ne marche pas, c'est de le lui prouver en le privant davantage. Les personnes que je reçois ont souvent bien plus de quinze tentatives derrière elles.

Pourquoi la même méthode marche sur mon amie et pas sur moi ?

Parce qu'une méthode ne s'applique pas dans le vide : elle s'applique sur un corps qui a une histoire. Si le sien n'a jamais connu la privation et que le vôtre l'a connue dix fois, vous ne partez pas de la même ligne. Elle n'a rien fait de mieux que vous — elle avait un corps qui n'avait pas encore appris à se défendre.

Les régimes très courts comptent aussi ?

Votre corps ne fait pas la différence entre un régime encadré et trois jours de « je fais attention » où vous sautez des repas. Il enregistre ce qui rentre, pas votre intention. Une succession de tentatives courtes lui parle autant qu'un régime long.

C'est juste une histoire de métabolisme ralenti, alors ?

C'est une moitié de l'explication. La dépense qui reste basse est mesurable, mais elle n'explique pas pourquoi vous recommencez. L'autre moitié, c'est ce qui vous a fait dire oui quinze fois — et si on n'y touche pas, la seizième méthode arrivera comme les autres.

Combien de temps dure la méthode Tête & Assiette ?

Le programme Tête & Assiette se déroule sur 5 séances réparties sur 3 à 5 mois. L'objectif n'est pas de tenir pendant les séances : c'est qu'il n'y ait plus jamais de méthode à commencer un lundi.

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